Nous traversons un maelström, une tempête climatique, politique et psychologique. Un tohu-bohu affectif.
Les repères traditionnels sont bousculés, les piliers de temples qu’on nous décrivait comme éternels se fissurent pour s’effondrer soudainement et le sol lui-même finit par se dérober sous nos pieds.
De ce fait, nombre d’entre nous éprouvent un désarroi angoissant auquel ils ne sont pas préparés, dans une confusion largement entretenue et exploitée par les nostalgiques d’un passé fantasmé où tout n’aurait été qu’ordre et équilibre, et où chacun restait sagement chez soi, à sa place - les pauvres bougres à leur misère, les sangs bleus à leur noblesse et les infâmes aux travaux forcés.
Peut-être que, souvent, nous nous trouvons un pied dans les valeurs de la compétition et de la consommation, un autre dans celles d’un humanisme qui a fait sa révolution écologiste, et que dans cette incertitude, nous ne parvenons pas à honorer les dimensions de la vie qui la rendent heureuse. Peut-être que ces ordres contradictoires nous rendent malheureux, sans cesse écartelés, en désaccord avec nous-mêmes. En-deçà de toute possibilité d’engagement, donc d’accomplissement.
Je ne saurais dire dans quelle mesure ce refus ou cette impossibilité de faire un choix nous concerne toutes et tous, mais il me semble assez flagrants que cette situation touche une part considérable de la société.
Ce que nous trouvons dans cette vie. Aquarelle sur papier, 30/40 cm, Juin 2026
C’est pourquoi, parmi ces personnes qui ne savent plus à quel saint se vouer, je vous propose d’en imaginer une au hasard pour prendre le temps d’écouter les tourments qui ont fait de sa boîte crânienne un chaos assourdissant. Glissons-nous dans son histoire, au risque des clichés qui en font partie. N’en trimballons-nous pas toutes et tous quelques-uns ?
Nous l’appellerons Bernard. Le saint-bernard est un bon gros chien sympa qui n’a qu’une envie, faire plaisir et réconforter avec sa chaude fourrure et son tonneau miniature d’alcool fort accroché au collier. J’imagine que Bernard est assez âgé et qu’il a rêvé enfant de ce saint-Bernard sauvant une jolie skieuse égarée dans une tempête de neige. Mais aujourd’hui il est quelque peu hagard, déçu, voire aigri et il se demande bien comment sauver des skieuses porteuses d’amour et de reconnaissance alors qu’il ne neige plus et que les glaciers fondent.
Sa skieuse à lui l’a quitté il y a longtemps et l’hiver n’est plus qu’une longue nuit humide vaguement froide, de surcroît de plus en plus souvent secouée par des tempêtes. Un peu comme sa vie. Il rêve d’été mais la saison qui était celle de la légèreté et des apéros au soleil est devenue un grill sur lequel on va bien être obligé de se risquer chaque année.
Le pire c’est que, d’après certains, tout cela serait de sa faute à lui qui, comme tous les boomers, auraient trop consommé et pollué. Il lui semble pourtant que les jeunes générations aussi connectées que culpabilisantes ne sont pas en reste côté hyperconsommation.
Cette affaire n’est pas très claire. Pourquoi serait-il plus responsable qu’un autre et pourquoi devrait-il être le seul à changer de mode de vie ? Il se dit qu’il fera un effort quand sa petite fille et sa génération lèveront le nez de leur écran.
Par ailleurs, ce qu’on lui avait toujours présenté comme bon est dorénavant considéré comme mauvais. Son épouse l’en avait généreusement informé avant de le quitter. Elle reconnaissait sa bonne volonté mais s’était déclarée épuisée par son comportement irréductiblement - et ridiculement - patriarcal. C’est à ce moment fatidique qu’il a « consulté ». Bonne idée mais trop tardive pour sa vie de couple.
Rien n’est plus comme avant. Bébert a été élevé dans l’idée que les ainés sont, de par leur riche et longue expérience, nécessairement plus importants que les plus jeunes. Autrefois, il a fourni des trésors de patience devant d’antiques donneurs de leçon et maintenant qu’il accède enfin à la glorieuse et tant attendue place d’ancien on lui fait sournoisement remarquer que les règles ont changé entre temps : dorénavant ce sont les jeunes qui détiennent les savoirs les plus précieux. Du moins c’est ce qu’il paraît dès lors qu’on parle de réseaux sociaux ou plus largement de numérique. Et comme il se sent contraint d’embrasser l’idée qu’on ne peut plus faire grand chose sans ordinateur de poche ou de table, on peut comprendre que cette situation l’agace.
Bébert a travaillé dur pour bénéficier du progrès matériel auquel il a finit par avoir accès mais - encore un mais, ce ne sera pas le dernier - il constate avec amertume que cette évolution l’a trompé : il n’est pas plus heureux. Il n’était d’ailleurs pas très satisfait non plus dans son boulot. Et c’est tout juste si les fruits de son travail lui permettent d’oublier ses soucis. Un peu comme la gnôle de secours, pour réchauffer le cœur et relancer le système sanguin, le goût de vivre et tout le tintouin.
La supériorité à laquelle il estimait avoir droit, sans même y penser (surtout sans y penser) de par sa couleur de peau, son genre, son appartenance à la civilisation occidentale héritière de la Grèce antique, son âge, sa situation sociale, sa maison, la puissance et l’envergure de sa voiture, ses voyages, ses muscles encore saillants ou ses sacrifices, est rejetée comme une vulgaire fable tragi-comique. On l’accuse d’y avoir cru. Ou d’y adhérer encore. On le méprise avec des termes qui ont le don de le mettre en rogne comme « vieux con, râleur, rétrograde, raciste, parfois même fasciste ».
À quoi donc se raccrocher ?
À la religion ? Il a pensé au catéchisme de ses sept ans mais comment faire confiance à une institution qui a si souvent produit et couvert des monstres pédophiles ? Il n’a jamais vraiment fréquenté les églises mais les prêtres incarnaient encore pour lui la valeur fondamentale du sacré vers laquelle se retourner à certains moments clés de l’existence. À qui se confier maintenant ? Vers quoi se tourner quand les grands mystères de la vie se rappellent à nous ?
Vers la psychologie ? Bernard a consulté, comme on dit. Le résultat est une belle pagaille. Il ne sait toujours pas si sa thérapie l’égare ou l’aide.
Vers l’amour ? Son expérience en la matière le laisse désemparé.
Vers les philosophes ? Une partie de lui les admire mais une autre les trouvent abscons, pédants et complètement hors-sol.
La politique alors ?
La politique ! Ah, il est beau le Grand Jour qui devait advenir ! Les révolutions communistes ont donné des dictatures qui ont renié les valeurs pour lesquelles elles ont eu lieu et le capitalisme a carrément détruit les conditions de vie sur cette planète.
Quant aux politiciens eux-mêmes, il les a découvert non seulement menteurs et parfois abjects, mais doués également d’une incompétence surprenante. Lorsque Bernard y regarde de plus près au cas par cas, il pense à celui qui avait placé son argent en Suisse alors qu’il travaillait à la lutte contre l’évasion fiscale. À DSK, censé incarner la raison économique pure, qui s’était retrouvé dans une sordide affaire de viol, révélatrice de toute une carrière dans ce domaine, connue de tous. À Douste-Blazy qui, à la tête du Quai d’Orsay, confondait Taïwan et la Thaïlande. En visite à Jérusalem, il alla jusqu’à se demander pourquoi, il n’y avait « pas eu de juifs, tués en Angleterre » pendant la seconde guerre mondiale. On a dû lui expliquer gentiment que les nazis n’avaient jamais occupé le royaume Uni. Au micro de France Info, son successeur, monsieur Bernard Kouchner, peinait à prononcer le nom de la minorité ouïgoure en Chine : « les yogourts ont toujours pensé que c’était chez eux1 ». Marine Le Pen, qui a toujours refusé à la justice son manque de sévérité - sauf pour son propre petit problème de détournement de bien public - ose exiger maintenant une loi d’airain contre le détournement d’argent public. Et c’est elle qui, avec son bijou électronique à la cheville, est annoncée sans état d’âme par tous les médias comme la prochaine cheffe d’État (à ce sujet d’ailleurs, quel besoin d’aller voter si on connaît à l’avance les résultats ? C’est curieux que les mêmes rédactions sortent de leur chapeau ce type de prédiction pour ensuite dire que tout bon citoyen se doit de voter).
Quelle comédie de seconde zone !
Affligeant. Un spectacle véritablement épatant.
C’est d’ailleurs ce qui lui reste au fond à Bernard : le spectacle. Le cinéma, la télévision, les vidéos en veux-tu en voilà. Mais même devant un écran, on ne lui fout pas la paix. Depardieu qu’il avait admiré et auquel il s’était tant de fois identifié n’est qu’un prédateur sexuel de plus, un monstre abject de la famille des DSK, de surcroît imbu de lui-même.
Alors, Bernard allume sa radio pour écouter les infos qui, miracle, lui servent sur un plateau la réponse à son désarroi : tout vient des wokes.
Woke, au départ, ce mot l’avait agacé : encore un truc pour faire sentir aux gens comme lui qu’ils ne sont pas dans le coup, qu’ils ne parlent pas le latin de l’époque. Mais maintenant qu’il sait ce que ça signifie, il ne va pas se priver du plaisir d’en user : les wokes sont des abrutis qui clivent la société en n’y voyant naïvement qu’une opposition entre dominants et dominés. C’est la définition qu’il a trouvée. La locution vient des noirs américains qui en veulent encore aux blancs de les avoir réduits à l’esclavage et de maintenir une sorte d’apartheid moins visible mais toujours redoutable. Des loosers (le mot looser à suivi le même parcours que woke dans sa psyché).
Bon, là dessus il doute un peu Bernard. L’opposition dominants dominés, il l’a souvent vécu et c’est encore ce qui le met en rogne. Et puis la traduction de woke c’est tout de même éveillé, vigilant, conscient. C’est aussi une invitation à relever la tête. Décidément, rien n’est clair. On croit trouver un repère solide et voilà qu’on se retrouve les pieds dans la vase. Comme dans une tempête, tout semble mis sens dessus dessous et tout paraît aussi désolant que confus.
Bernard continue quand même d’écouter les infos : voilà que les lycéens sont dans la rue ! Et qu’ils cassent tout parce qu’ils manquent de profs ! Bon sang, mais à l’époque de Bernard, quand les lycéens manquaient de profs ils en profitaient pour aller boire une bière, pas pour faire des émeutes !
Et pour couronner le tout, voici encore un élu tout fier de citer la célèbre formule qui revient en boucle depuis quelques mois à la suite de la brochette Trump, Poutine, Netanyahu « si tu veux la paix, prépare la guerre ».
Ils sont complètement dingues ! Bernard se met à parler tout seul. J’ai pas signé pour ça ! Moi, normalement, je devais sauver de l’avalanche une fée, elle tombait illico amoureuse de son héros, on se mariait, on avait des enfants et tout n’était que rires et admiration du patriarche.
Il avait fallu trois ans de longue patience et de fine pertinence à sa thérapeute pour lui faire prendre conscience de son rêve originel, qui lui revenait de temps en temps, avec toujours ce mélange de pincement, d’amusement et de baume au cœur.
Retrouver la chaleur de son désir d’enfant lui plaît mais ça le déséquilibre encore davantage. Ne s’égare-t-il pas à se poser ces questions existentielles ?
Ce que Bernard ressent, c’est un étrange malaise, un lourd sentiment qui sourd de sa vie. Mais il n’arrive pas à en dire plus.
Imaginons que vous êtes dans un conte, lui avait proposé sa psy, vous seriez où ? Vous feriez quoi ?
Il n’avait pas pu répondre à cette sollicitation mais son St-Bernard lui était revenu en flash : il l’a perdu. C’est ça qui le mine. Il ne peut plus se fier à son flair infaillible. Jamais perturbé par le bruit des discours, des opinions et des croyances, son odorat était d’une efficacité magique. Il créait sa propre zone blanche, sans 5G, sans autre connexion que ses canaux sensoriels et intuitifs. Et, toujours, il trouvait ! Le saint-Bernard en lui l’avait sorti de bien des guêpiers avant que l’âge de raison ne le raye de la carte d’un haussement d’épaules.
Des décennies plus tard, il ne sait plus s’il doit avoir honte de chercher encore à se rattraper à ses longs poils ou s’il doit persévérer dans la courageuse reconquête de son moi profond et pluriel, mi humain, mi canin.
Cependant, Bernard commence à sentir que cette inconfortable incertitude a l’avantage de le sortir de sa torpeur. Sur la terre des doutes ses paysages ouvrent sur le changement, les découvertes, les surprises, les rencontres.
Insensiblement, Bernard se transforme.
Malgré l'incertitude, une cosmologie, une énergie. Aquarelle sur papier, 30/40 cm, Septembre 2026
Et cette évolution intérieure a des effets sur sa manière de percevoir le monde extérieur.
Qui a raison entre les woke et les gens raisonnables ? Entre ces adolescents qui s’insurgent et ces gouvernants qui s’offusquent ? Entre les soutiens au peuple palestinien et ceux qui accusent ces appels à la paix et à la justice d’antisémitisme ? Bernard commence à se faire une idée…
Et si médias qu’il consulte n’appartenaient pas tous à des ultra libéraux, est-ce que le brouillard se serait levé plus tôt ? Est-ce que des nuances ne seraient alors pas apparues ? Un monde se serait révélé peut-être plus vivant : compliqué mais riche de questions détricotant ses certitude...
Reconnaître peu à peu sa vulnérabilité l’a amené à se poser réellement des questions. Pas à faire semblant comme il faisait avant.
Bernard se sent tout chose, dans un état comparable à un parfum qu’il avait oublié depuis longtemps : l’odeur de la neige ! Cette neige qui permet de trouver les fées. C’est décidé, il va aller voir de lui-même, sans intermédiaire ces gens qui prennent la rue. Pour les gouvernants, il a peu de chance de les rencontrer alors il choisit celles et ceux que la bande à Boloré dénoncent comme woke, enfants gâtés, islamo-gauchistes et autres partisans de la grogne sociale.
Quelle rapport entre sa surprenante décision, la neige et la possibilité de faire une rencontre amoureuse ? Il n’en a aucune idée. Ce qui compte pour lui en cet instant c’est qu’il a retrouvé son flair et il compte bien le suivre.
Ce projet le met dans une humeur hautement printanière. En plein automne. Une anecdote au regard du bouleversement climatique.
Evidemment, une fois entre slogans et banderoles, c’est une autre paire de manche :
« Qu’est-ce que je suis venu faire là ? Dans quel bourbier me suis-je embringué ? Regardez-moi ces braillards ! À la première rue, je bifurque. »
C’est ce que rumine Bebert. Mais une voix de bon gros chien lui susurre à l’oreille : « wouff wouff ».
Ce qui, traduction faite, donne : « Allons, courage ! Tu as pris la bonne décision. Ces gens qui manifestent n’ont l’air ni méchants ni stupides. Tu feras peut-être d’heureuses rencontres. Qui sait ? »
Le saint-Bernard-en-Bernard était toujours très optimiste.
Et là, dans ce nouvel état d’esprit, ce que Bernard découvre, c’est un déferlement d’espérance joyeuse, de rêves hurlés et de liberté chantée, parfois dansée. Il a éprouvé ça à quelques reprises dans sa vie : l’ardeur des luttes partout décrites comme perdues d’avance. Le déraisonnable courage et l’audace. L’humour aussi, avec la poésie des slogans. Et puis, traversant cet énergie remuante, il perçoit quelque chose de plus subtil, de plus silencieux : une sorte d’appétit pour l’écoute.
Ces jeunes semblent curieux les uns des autres, curieux de lui comme des autres. Bernard se sent enfin perçu comme un type digne d’intérêt, et même d’utilité publique, comme chacune de ses filles, chacun de ses garçons et chacun de ses ni-garçon-ni-fille ou garçon-fille-en-même-temps, toutes ces identités qui d’habitude l’inquiètent. Il ne voit plus des étiquettes, il voit des gens vivants, pas du tout confiants en nos gouvernants, mais confiants en la vie qui les irrigue. Et cette chaleureuse confiance lui procure un bien fou.
Aquarelles réunies, Exposition L’élan du monde, Octobre 2026, L’atelier des Prés, Pareid
Son enthousiasme ne dure pas longtemps. Les grenades lacrymogènes ont provoqué des mouvements de panique. Il se retrouve essoufflé à côté d’une autre personne, plus essoufflée encore.
Une asmatique, à tous les coups ! Pourquoi n’ai-je jamais pris de cours de secourisme ? Il lui tend sa bouteille d’eau, elle l’a prend, enlève son foulard et boit.
Merci !
Elle ne le regarde pas. Trop secouée.
Mais lui, si.
Bon sang, que cette femme est belle ! Son âge semble élever son visage au rang du sublime.
Elle boit encore et cette fois-ci tourne son regard vers lui. Il espérait une parole romantique. Elle le ramena au réel :
Quelle monde de merde !
Ce furent ses premières paroles. Le saint-Bernard en lui répondu sans qu’il ne s’en rende compte :
Quelle monde génial !
Et ils éclatèrent de rire, puis s’étouffèrent dans une quinte de toux, puis rirent encore. Et ainsi de suite pendant quelques temps, jusqu’à ce qu’une drôle de gamine bariolée-taguée de haut en bas, une pancarte à chaque bras, lui adresse, incrédule, un :
« Papy ? Qu’est-ce tu fous là ? ». Et, se tournant vers la rescapée encore moitié hilare moitié suffoquante : « Gigi ? Mais… vous vous connaissez ? »
Ni Gigi ni Bernard ne répondent par les mots. Seuls leurs regard disent, l’air de rien, que sans se connaître, ils savent intimement qu’ils viennent enfin de se RENCONTRER.
Gigi était le surnom que les militants du coin lui avaient donné, parce que son obstination et sa perspicacité leur faisait penser à Gisèle Halimi.
Bernard était dans un état second : il avait enfin trouvé sa fée des neiges - une neige qui ressemble plutôt à un gaz artificiel mais une fée hautement réelle - et synchronicité renversante, sa petite fille avait enfin levé le nez de son écran. Il n’y aurait jamais cru. C’était indéniablement une révolution !
Une révolution qu’il venait de rejoindre, en lui et autour de lui.
À cet instant un gros chien vint lui lécher le visage pour retourner plus vite encore dans le cortège.
Wouff, wouff !
*
Pas de manifestation ce matin
Seule l’aurore froide de novembre
Et s’élevant de l’horizon
Le retour des grues cendrées
Leurs chants étrange
Envahissant l’espace
*
Je vous souhaite de beaux engagements irrigués d’amour
À bientôt en décembre avec, qui sait, le retour de la neige.
Olivier.
Sources :
1 Les informations concernant Messieurs Douste-Blazy et Kouchner sont tirées de l’article « L’agité du Quai d’Orsay » de Serge Halimi et Pierre Rimbert dans le Monde diplomatique de Novembre 2026. On y trouve de nombreuses pépites plus édifiantes encore…
